L’entreprise collaborative : un état instable des rapports humains

Un article fort intéressant de la part de Bertrand DUPERRIN. Je suis sont blog depuis un certain temps et j’apprécie beaucoup son analyse. Celle-ci traite de l’état instable des relations humaines dans l’entreprise collaborative… Bonne lecture !

Par : Bertrand DUPERRINduperrin.com

instable

“Ca n’avance pas”. “7 ans qu’on entend la même chose”. “Les gens dépriment”. “Rien de neuf”.  Voilà ce qu’on entend de plus en plus souvent au sujet des formes nouvelles d’entreprise, “sociale”, collaborative, voire digitale, traduisant une déception certaine de nombre d’acteurs et d’observateurs du sujet.

Une perception surement faussée. Pour ne parler que de l’Enterprise 2.0 Summit, dernier événement majeur auquel j’ai assisté sur le sujet, on voit quand même que le nombre de réussites majeures augmente, que les cas se renouvellent et se diversifient et même des exemples de transformation organisationnelle radicale comme chez Poult, certainement l’exemple de plus abouti de réinvention du modèle d’entreprise qu’on ait pu voir en France ces derniers temps.

Mais il n’empêche qu’on semble se heurter à un plafond de verre. Ce que beaucoup attendent est une transformation majeure du modèle, pas l’utilisation de technologies nouvelles pour faire peu ou prou comme on faisait avant. Or sur ce point Poult n’est que l’arbre qui cache la foret et constitue d’ailleurs un cas à part : c’est une transformation structurelle qui a été mise en place, nouvelle organisation , nouveau modèle managérial dont le fonctionnement est facilité par de la technologie et non pas provoqué par elle comme on semble toujours trop espérer que cela arrive.

L’entreprise collaborative fonctionne mais de manière trop erratique selon nos critères

Ce que les observateurs attendaient également c’est quelque chose de global et de pérenne là où on sent bien que nombres d’exemples demeurent très locaux ou confinés à une activité donnée et fragiles dans le temps.

Notre problème est qu’on attend quelque chose de pérenne et uniforme. Soit cela fonctionne tout le temps d’une manière donnée soit cela ne fonctionne pas. C’est d’ailleurs ce qui fait souvent à l’entreprise le monde rassurant d’un processus même inadapté et dysfonctionnel à celui d’un système adhoc, adaptable, flexible lorsqu’il est pertinent. Or l’entreprise telle qu’elle est rêvée voire idéalisée par certains, faite de transparence, de collaboration pleine et parfaite, de créativité, d’initiatives, d’autonomie, de résilience ne remplit pas ces conditions : elle est le fruit d’un état profondément instable des rapports humains qui semble l’empêcher d’obtenir le  label “global, uniforme et pérenne”.

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